Plus de 3 français sur 4 sont réticents à sous-louer leur logement

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En quelques années, la sous-location s’est transformée en véritable phénomène, notamment grâce à l’arrivée du géant Airbnb. Elle représente une solution attrayante pour économiser sur son loyer pendant une période d’absence, des vacances ou une année sabbatique sans perdre la location de son bien. Toutefois, le concept semble finalement peu répandu en France. En effet, à la question posée à nos utilisateurs : « Seriez-vous prêt à sous-louer votre appartement pour arrondir vos fins de mois ? », 84 % des interrogés ont répondu non.*

Depuis 2014, des millions de voyageurs ont séjourné aux quatre coins de l’hexagone via Airbnb et les logements disponibles sur le site sont toujours plus nombreux. Ainsi, le concept séduit tout de même de plus en plus. Mais en marge des polémiques actuelles et de certains abus, peu de personnes savent si cette pratique est légale ou non. Une mise au point s’impose pour y voir plus clair :

La sous-location correspond à la mise à disposition d’un logement – partiellement ou entièrement – de la part d’un locataire à une personne extérieure au contrat de location. Celle-ci occupe les lieux en contrepartie d’un versement de loyer, indispensable à la sous-location.

► Si le bailleur n’a pas mentionné dans le bail du locataire l’interdiction de prêter sa location meublée, celui-ci peut sous-louer légalement son logement.
► Si une clause prévoit une interdiction de sous-location dans le bail, le locataire pourra sous-louer seulement après autorisation écrite du bailleur, transmission d’une copie du bail en cours et fixation du loyer inferieur ou égal à celui du locataire principal.

La première condamnation en France d’un utilisateur du site Airbnb a été rendue en février 2014. Ce jugement a condamné en première instance un locataire, assigné en justice par son bailleur, à payer 2 000 euros. Il était accusé de s’être enrichi en sous-louant ponctuellement une chambre de son logement. Outre l’autorisation du propriétaire, le locataire ne peut réaliser de profits grâce à son habitation.

La sous-location se décline en deux facettes : durant les vacances et pour les durées à plus long terme à la place d’une location classique. Dans la capitale, la durée moyenne de séjour est de 4,2 nuitées, contre 2,3 nuitées pour les voyageurs qui séjournent dans un hôtel. Elle représente sur le papier un système gagnant-gagnant :

► Le locataire garde son appartement en son absence sans régler le loyer et économise les frais liés à la recherche d’un nouveau logement,
► Le sous-locataire trouve une solution flexible, sans frais d’agence, sans forcément de caution ou de garant,
► Le propriétaire garde son locataire et évite la perte de temps liée aux états des lieux et signatures de bail. Il évite également la vacance du logement et le risque d’impayés induit par le changement de locataire.

Pour Thierry Langlois, Directeur Immobilier chez Vivastreet.com, l’importante réticence des français s’explique simplement et reste fondée : « La sous-location, si pratique qu’elle puisse paraitre, peut également présenter certains risques. En effet, louer son logement à des inconnus ne met pas à l’abri de vols ou de dégâts matériels par exemple. Le foyer relève de la sphère privée et intime : on n’invite pas en général n’importe qui chez soi. La sous-location implique certaines contraintes : vider ses placards ou faire le ménage avant et après par exemple. »

A noter que début 2016, les députés veulent durcir les contrôles et sanctions relatifs à la sous-location illégale d’un logement, en mettant en place jusqu’à 80 000 euros d’amende et 1 an d’emprisonnement pour les « fraudeurs ».

*2404 personnes ont répondu à ce sondage mené du 18 au 24 janvier sur Vivastreet.com

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